J'assiste, impuissant, à ta chute, à ta douleur...
Tes larmes, ton chagrin, tu n'es près de moi,
Et pourtant, je sens au plus profond ta peur.
J'assiste, faiblement, à cette injustice qui te touche,
Pourquoi toujours, la vie, cruelle, si peu tendre,
Frappe en plein coeur, toujours fait mouche,
Ceux qui ne peuvent se défendre...
Ceux qui mériteraient tant le bonheur,
Ceux qui jamais ne devraient connaître le martyr,
D'un sentiment pur, qui devient bientôt pire,
Parce que la vie frappe ceux qui le moins mérite le malheur.
Toi, belle Ange, moi, simple homme, assis sur mon lit
Je te sens proche, mon amie, ma chère amie,
Je m'en veux de ne pouvoir faire mieux
Que ces quelques mots qui j'espère pourront alléger un peu
Cette peine qui enserre ton coeur, ces larmes
Qui coulent sur ton visage que j'imagine souriant
D'habitude, mais qui là n'est que le reflet de ton âme
Souffrante, sentiment larmoyant.
Où est passé ton si beau sourire ?
Blesser ce coeur devrait être interdit,
Si pur, innocent, qui ne devrait que rire,
Et non pleurer, car ce n'est pas ainsi que l'on vit.
Alors je te dédie ces quelques simples vers,
Jeter au hasard de mon esprit hagard avec passion,
Déprimé par ta peine et toute cette déraison,
Dans l'espoir juste qu'ils te soient salutaires.
Parce que malgré tout, tu sais...
Un ami est là pour ça, derrière toi,
Je t'aime simplement beaucoup, crois-moi
Et je t'assure que tout cela est vrai.
Tu vaux trop à mes yeux pour souffrir ainsi,
Le soleil finira par se lever,
Chassant les doutes et et les nuages de tes nuits,
Souris-moi, et ainsi, le tour sera joué...”
Trucid, Prince de l'Infortune.
Dédié à une amie.
