La Nature s'éveille

La Nature s'éveille
Un petit texte écrit en moins d'une heure, alors que je m'embêtais terriblement dans le train... Pendant l'écriture, j'avais dans les oreilles la chanson "Breath" de Breaking Benjamin ^^

La Nature s'éveille :

La pluie tombe, perforant le sol boueux de ces gouttes vengeresses. Le jour se fait attendre, peureux, derrière le voile de nuage qui nimbe le ciel. Un éclair lacère l'atmosphère, frappant de sa lumière la terre tremblante. Une lueur bleutée, presque blanche, vibre dans l'air l'espace de quelques courtes secondes, avant de laisser l'obscurité reprendre sa place. Le Souffle d'une Nature déchaînée se lève, alors que se mettent à tourbillonner les larmes d'un Dieu qui n'est pas. Que dire, est-ce simplement cela, la beauté ? Une Nature qui vit, qui s'acharne, qui se bat, qui s'exprime ? Les éléments qui se liguent contre une force inconnue, peut-être n'est-ce juste qu'un jeu pour eux. Les uns contre les autres, les uns avec les autres. Ensembles, semblables, et pourtant si dissociables. Si forts lorsqu'ils s'allient, distillant une peur palpable dans le coeur des hommes les plus courageux. Et si faibles, séparément, lorsque ces mêmes hommes parviennent enfin à les domestiquer.
L'astre crépusculaire a depuis longtemps disparu, invisible aux yeux du monde, tandis que Râ, le divin, attend son heure, dissimuler derrière les ténèbres.
Un simple souffle d'Éole lui permettrait de montrer à tous sa puissance, instaurant ainsi un ordre juste, calmant d'un regard la fureur et la colère de ses sous-fifres.
L'ambiance n'est que brutalité, mais que l'on se sent faible face à tant de majesté. Écrasante puissance destructrice, qui dicte, qui décide mort et vie sur le monde. Ainsi s'abat le jugement divin sur les hommes, punissant leur folie, leur arrogance. Chaque être se pensant supérieur ne pourra dans tous les cas rien, contre le démentiel pouvoir de cette Nature...
Les secondes s'égrènent lentement dans le sablier de la vie, la violente rixe continue de plus belle. Minutes après minutes, heures après heures, chacun des éléments se joignent aux autres, frappant plus forts encore que précédemment.

Mais soudain, un oeil s'ouvre, la lueur salvatrice illumine la scène, le théâtre de la Nature dont le rideau s'écarte plus grand encore. Un rayon du Jour perce la voûte nuageuse noirâtre, et toute cette barbarie disparaît. Les éléments semblent s'agenouiller devant le juge.
La représentation est terminée, le rideau se ferme doucement. Il n'y a plus que calme et lumière.
La colère de la Nature s'endort doucement, alors qu'Elle s'éveille au contact de la chaleur d'un astre qui les domine tous.
Elle marche à présent aux côtés des hommes. Main dans la main, ils évoluent côte à côte... Jusqu'à la prochaine crise...
La Nature s'éveille...
Elle est éveillée...


Désolé s'il y a quelques fautes, je ne me suis pas relu ^^'

# Posté le mercredi 18 juin 2008 13:08

La Nuit...

La Nuit...
Voilà le début d'une quête écrite que j'ai lancé sur un forum de Roleplay... J'aime beaucoup ce texte, alors... Je vous le fais partager !
[Petit glossaire des termes :
"Céleste fantaisie et ignis" : Nom des deux continents qui composent le monde.
"Sylve de l'Erreur" : Nom de la forêt où se déroule l'action.]


La Nuit... Alliée inconsciente des pires horreurs que le monde abrite en son sein. La Nuit... Refuge indomptable de ceux qui fuyaient la lumière. Après tout, quoi de plus sécurisant qu'une Nuit sans lune, pour ceux dont le but était de terroriser les pauvres âmes innocentes de notre terre ? Ceux qui se complaisaient dans le Mal, dans un jeu sans espoir de retour pour ceux qui s'y retrouvaient mêler contre leur gré. Elle tombait sur Céleste Fantaisie, sur Ignis, voile obscur masquant la vie, du moins ses plus fragiles représentants. Une Nuit de cauchemar, une Nuit dont ils se souviendraient. La Nuit...

La Sylve de l'Erreur était baignée dans les ténèbres. Mer de panique au milieu d'un océan de monstruosité. Le vent soufflait doucement, sifflant, appelant tendrement les ombres des arbres à danser un ballet mortel en sa compagnie. Le froid prit pas sur le reste, insinuant frissons et épouvantes aux voyageurs égarés. Un murmure traversa le bois, insinuant frayeur et sursauts aux pauvres hères perdus entre les illusions issues du clair-obscur de la lune joueuse. Cette dernière, qui semblait valser avec les nuages en compagnie d'Éole afin de créer cette atmosphère si particulière. Morbide, c'était le mot.

Il marchait, bras croisés sur son torse. Il s'arrêta quelques secondes, regardant autour de lui, observant de ses yeux gris les alentours. On n'y voyait goutte. Il leva la main, et entortilla sa petite barbiche autour de son index. Il semblait réfléchir.

Hum... Où est-ce censé être... Je ne sais où... Et je n'arrive pas à me repérer... Peut-être à l'odeur ? Je ne vais tout de même pas... Non... Ce serait démesuré... Pas besoin, pour l'instant... Après tout, ce n'est qu'un... Oui... Oui, oui, oui...

Bruissement de feuilles, l'étreinte de la mort se rapprochait lentement. Il fixa le sol, se penchant légèrement, afin de constater qu'il ne voyait pas plus loin que ses pieds. La Faucheuse le regardait de haut. Un mortel de plus rejoignant son royaume. Elle sourit. D'une bourrasque, le vent l'accompagna dans son hilarité. La Nuit semblait acclamer ce moment fatidique, cet instant fatal. Il frissonna, sentant le souffle glacial courir le long de sa nuque.
Il sentit un poids se poser sur son épaule.
Son visage devint blême, se décomposant lentement, à l'image du cadavre qu'il allait sûrement bientôt devenir. Sa bouche se tordit en un rictus horrifié, et un son glauque et dissonant vibra depuis le fond de sa gorge. Il hurla. Ses yeux devinrent fous, bougeant de gauche à droite à une vitesse impressionnante. Une crampe lui saisit les boyaux, tandis qu'il tombait à genoux, tentant tant bien que mal de stopper son cri pour respirer afin de rallonger sa vie d'un instant de plus.
Puis, tout cessa. Il se remit debout, épousseta ses vêtements, et tourna la tête en haussant un sourcil, de surprise. Son visage avait repris un air sérieux, légèrement hautain. Il regardait la branche qui lui avait touché l'épaule.

Hum... Ce n'est qu'un morceau de bois... Rien de bien... Oui... Ce n'est pas... Non, impossible, pas déjà ! Hahaha, quel drôlerie. Je n'aurais jamais cru que... Et pourtant... Bon, continuons...

Il tendit le doigt devant lui, semblant indiquer un chemin qu'il ne pouvait voir, et s'y engagea sans plus attendre. Lorsqu'il disparut dans la Nuit, rien ne bougea pendant une dizaine de seconde. Puis, il revint sur ses pas, et prit une nouvelle route, manquant de peu la rencontre impromptue entre un arbre et sa boîte crânienne. Il sautilla en avançant, tel un enfant dans un marché de fruits, et se mit à fredonner.

“- Le jeu, le jeu, le jeu...

Le jeu, le jeu, le jeu...

______

Sarah ? Marii ?

Le pauvre homme tremblait de peur. Il avait serré ses poings sur son torse, et avançait en trébuchant à chaque pas, ou presque. Mais la panique ne le déviait pas de son objectif principal. Il n'avait pas peur pour lui. Il avait peur pour sa chair et son sang. Sa femme et sa fille étaient là, quelque part. Elles risquaient tout, en cette sombre Nuit. Un craquement retentit à gauche. Il sursauta, et tomba sur les fesses, reculant en poussant la terre avec ses pieds.

“- Marii ?

Marii... Ma petite fille... Où es-tu ? N'ai pas peur, Papa va venir te sauver... Il n'y a pas de monstres... Papa va venir... Papa... Papa ! Viens m'aider...

Il devenait fou. L'ambiance, l'atmosphère, oppressante. Les bruits... Tout... Son esprit ne le supportait plus. Il se releva, et se mit à courir. Sans regarder où il allait. Ne voyant que la fuite. Puis, il ralentit, et il tomba à genoux, les pupilles presque dilatées. Il regarda le sol, et se mit à se balancer lentement, comme s'il serrait son propre corps dans ses bras.

Sarah, mon amour... Sarah... Tu es avec notre petite fille hein, notre enfant ? Marii... Je t'aime... Marii... Notre enfant ? Ne meurs pas... Ne meurs pas !

Elle apparut sur la tempe, à proximité des cheveux de l'homme. Ne pouvant lutter contre les lois de la gravité, elle commença à dévaler la pente des joues du pauvre hère agenouillé. Un toussotement, et elle se retrouva propulser en l'air, côtoyant pendant quelques secondes les cheveux tombant devant le visage de l'homme. Elle retomba brutalement, éparpillant un peu de sa substance sur le reste du visage. Puis, longeant lentement l'oreille, elle sembla hésiter à entrer dans la cavité olfactive qui s'ouvrit devant elle. Mais, finalement, elle réussit à ne pas s'y perdre, en la contournant habilement. Elle se retrouva rapidement à l'ombre, derrière le lobe, à l'abri du vent. Agréable position, mais malgré cela, elle ne put y rester. Encore ces satanés lois terrestres...Elle glissa doucement derrière la tête. Encore un toussotement. Cette fois, impossible de s'en sortir. Elle se décrocha de la peau si attirante, et tomba, tomba, sans pouvoir rien faire pour se sauver, sans une seule possibilité de se rattraper. Nombre de ses compagnes avaient terminé comme elle. Elle fendit l'air jusqu'au sol, s'écrasant dans un petit "ploc" sonore.

Tout à sa folie, il n'avait pas remarqué la goutte de sueur qui lui avait dévalé le visage. Il ne ressentait plus rien, ni souffrance, ni peur... Juste une perte de raison. Il ne sentit pas non plus la chose qui lui enserra brusquement la gorge.

Sarah, Marii...

En un instant, ce fut fini. Le noeud se resserra, le soulevant de terre, jusqu'à ce qu'il pende piteusement à la branche d'un arbre. La corde pénétra doucement ses chairs rougies, tandis qu'il ouvrit la bouche, poisson tentant désespérément de chercher l'air qui lui permettrait de ne pas souffrir durant ses derniers instants. Ses yeux se gorgèrent de sang, de l'écume baveuse dégoulina à la commissure de ses lèvres. L'ombre d'une branche souple fut projeté sur l'arbre.
L'image d'une faux.
Elle frappa la silhouette de l'homme, et après un dernier soubresaut, il mourut.
Le vent sembla cesser quelques secondes, et il reprit de plus belle, sifflant, applaudissant à tout rompre le spectacle de cette fatale destinée.
Tandis qu'un murmure, qui devint rapidement un chant enfantin, se fit entendre...

“- Le jeu, le jeu, le jeu...

L'homme stoppa net en apercevant le cadavre. Il s'approcha, entortillant sa barbiche une nouvelle fois. Il avait cessé de sautiller. Il l'observa sous tous les angles pendant de longues minutes.
Et un grand sourire s'accrocha à son visage d'homme mûr. Ses yeux s'écarquillèrent, et il tapa du pied par terre en applaudissant.

Héhéhé, ça commence, ça commence, ça commence... !

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 17:00

L'amour ?

L'amour ?
Mes yeux et mon coeur... Ils m'ont été volé... Et pourtant, je n'en ai perdu que ma raison, mais ce n'est un sentiment désagréable... Il ne faut jamais penser que l'on ne succombera pas. À la mort, à l'amour, à tout ce qui fait de nous des hommes. Tout finit toujours par arriver, même si nous n'en voulons pas, même si nous le repoussons... Je veux me noyer...

Si seulement je le pouvais, je le veux, mais n'en suis pour l'instant pas capable...
Elle est si belle, et je ne suis qu'un condamné,
L'amour, pour l'instant n'est qu'une fable...

Je ne puis m'y résoudre à y croire, à le souhaiter, à le lui avouer...
Mais lorsque je me noie dans ces iris, mon coeur s'enflamme...
Et je pense, pourrais-je même y perdre mon âme...


Trucid, Prince de l'Infortune...

Petit poème où Vers et Prose se mêlent...

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 13:38

Desiderata

Desiderata
Petit poème écrit en Écosse...


Desiderata

"L'anecdotique étincelle du désir,
Qui enserre notre coeur.
Un étau, le linceul du plaisir,
Fait frissonner notre intérieur.

Peau contre peau, âme contre âme,
Esprit contre esprit, brûle, forte flamme,
Coeur contre coeur, tandis qu'en chacun de nous
Le désir est Tout,
Tout, tout..
."

Trucid, Prince de l'infortune.

# Posté le jeudi 21 août 2008 19:09

Juste une...

Juste une...
Oui, encore un poème, c'est la période ^^
En plus, étant maintenant historien, et non plus philosophe... Oui, non, en fait, ça n'explique rien, étant donné que je vais continuer à vous offrir ces réflexions qui font ma fierté et mon triomphe.

Bon, donc, ce poème. Écrit avant-hier soir (enfin, au milieu de la nuit...), un peu d'amour dans ce monde de brute, c'est encore le domaine où j'arrive à écrire facilement. Surtout quand ladite histoire d'amour se passe terriblement mal...


Juste une...

"Une seule chose, je n'ai que cela,
Juste une chose, un cri, je suis aux aboies,
Un mot, deux mots qui valent plus que la lune,
Une espérance, qui perdure, demeure, juste une...

Une personne, toi, qui toujours m'assassine,
Mon coeur morcelé, mon âme, à jamais chagrine...
Une lumière se montre, à la nouvelle lune,
Je n'attends qu'une seule chose, juste une...

L'hiver voile les terres de mon esprit,
La fleur se fane, le soleil disparaît, tombe la nuit,
Dans le noir, m'appellent tes yeux, couleur de la lune,
Je veux une main pour m'en sortir, juste une...

Je sombre, je m'effondre, je meurs même,
Une peur, distillée, mon visage blême,
Te fixe, tremblant, sous la lune,
Laisse-moi te dire une chose, juste une...

Je t'aime...

Espoir disparu, le monde s'écroule, je souffre
Ta réponse, désolée, me précipite dans ce gouffre
Car ces deux mots, qui valent plus que la lune,
Je t'aime... C'était cette chose que j'attendais, juste une...
"


Trucid, Prince de l'Infortune...

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 13:58