Nouveau Jeu !

Nouveau Jeu !
Cette fois, je l'intitulerais, le jeu des citations !
Le principe est très simple. Je vais vous énumérer une liste de citations, plus ou moins connues, de philosophes plus ou moins connus. Le problème est simple, je vais glisser parmi ses citations des erreurs, soit des mots changés, soit des citations totalement inventées, ou d'autres pièges mesquins, et votre but sera de me dire si Oui, ou Non, ces citations sont vraies.
Vous répondrez donc en commentaires par Oui, ou Non.
Oui = "Oui, c'est une vraie citation."
Non = "Non, cette citation comporte une erreur quelconque."

Je crois que tout a été dit...
Ah non: Le gagnant, n'obtiendra rien, si ce n'est une culture un peu plus développée ^^
Maintenant, Let's ROCK !

1°) "Le coeur a ses raisons que la raison ignore." B. Pascal.
2°) "Le désir est manque d'être, il est hanté en son être le plus intime par l'être dont il est le désir." J.P. Sartre.
3°) "La justice est le bien suprême de l'âme considérée en elle-même." Platon.
4°) "Vrai et faux sont des attributs de la parole et non des choses. Là où n'est point de pensée, il n'y a ni vérité ni fausseté." T.Hobbes.
5°) "Le temps est le nombre du mouvement selon l'avant et l'après." Platon.
6°) "La prison fabrique des délinquants, mais les délinquants sont finalement utiles, dans le domaine économique comme dans le domaine politique." M. Foucault.
7°) "La non-violence a pour condition préalable le pouvoir de frapper. C'est un refrènement conscient et délibéré du désir de vengeance que l'on ressent." M. Luther-King.
8°) "Qu'une chose se passe dans ta conscience ou que tu en sois de plus averti, voilà qui n'est pas la même chose." S. Freud.
9°) "Tous les hommes sont égaux par la nature et devant la loi." Déclaration des droits de l'homme du 27 Juin 1793.
10°) "Toute amitié doit être recherchée pour elle-même; elle a cependant l'utilité pour origine." Épicure.
11°) "Les héros sont de puissantes figures de l'imaginaire." A. Malraux.
12°) "Le réel n'est jamais "ce qu'on pourrait penser", mais il est toujours ce qu'on aurait dû croire." G. Bachelard.
13°) "Le malheur ne peut avoir de garantie que dans l'être; le changement et le bonheur s'excluent." F. Nietzsche.
14°) "Le bien parfait doit être celui que recherche, comme fin dernière, l'homme dont l'élan de la volonté est bien disposé." Saint Thomas.
15°) "Le bonheur est l'état de la jouissance d'exister." P. Valery.
16°) "La conscience est la raison pratique représentant à l'homme son devoir." E. Kant.
17°) "Le Moi, voilà le point noir de la conscience" A. Shopenhaueur.
18°) "C'est en effet la tâche principale de la culture, le véritable fondement de son existence que de nous défendre contre la nature." S. Freud.
19°) "L'œuvre d'art, tout en ayant une existence sensible, n'a pas besoin d'avoir une réalité tangiblement concrète ni d'être effectivement vivante" G.W.F. Hegel.
20°) "Les voies du Seigneur sont carrément pénétrables." Bible.

Voilà, voilà, à vos claviers ^^

# Posté le vendredi 04 avril 2008 13:59

Étonnement, déclaration

Étonnement, déclaration
Il est toujours étonnant pour moi de constater à quel point je suis capable d'aimer. Avec quel force j'aime, simplement.
C'est une vague que l'on ne peut arrêter !
J'ai une brusque envie de coucher mes sentiments sur "papier", de m'exprimer pour tout laisser sortir, pour montrer à tous à quel point je suis fou. Fou d'amour.

Haha... Je ris de me voir si faible, et pourtant si fort. Je ris de me voir si fort, et pourtant si faible.
Je l'aime.
Elle disparaît, elle me manque, mon coeur se meurt en attendant son retour.
Elle est là, l'euphorie prend possession de moi. Rien ne peut me toucher. Le mal ne peut pénétrer mon coeur. L'amour que j'ai pour elle balaie tout le reste. Toute souffrance, toute douleur. Son existence devient la plus importante, elle occupe mes pensées, mes rêves, mon imaginaire.
Je la respecte, je l'idéalise, je la mets sur un piédestal, elle le mérite. Je la complimente, mais rien n'est jamais assez. Mes mots ne peuvent dire à quel point elle est merveilleuse.
Je ferais tout pour elle. Je sacrifierais ma vie, je sacrifierais mon avenir. Juste pour être à ses côtés. Je veux voir son sourire, je veux lui dire "Je t'aime, maintenant, et à jamais.". Je veux juste qu'elle soit heureuse.
Je traverserais les épreuves les plus dures pour mériter son amour.
Elle est Tout.
Elle ne le sait pas. Mais elle est Tout.
J'abandonnerais même mon humanité, ma raison, tout, pour un espoir. Pour elle.
Elle mérite même beaucoup plus que ce que je peux lui offrir. Mais si je peux lui offrir ne serait-ce que partie de ce "plus", alors je le ferais.
Sans regret.
Parce que je l'aime. Je l'aime plus que n'importe qui. Je l'aime comme je n'ai jamais aimé avant.
Je l'aime, simplement.


Pour ceux qui se poserait la question... Tout cela n'est que stricte vérité. Ni fiction, ni histoire. Juste la vérité. Et l'exprimer me libère un peu.
Merci de m'avoir lu.

PS (Changement de sujet): La solution du deuxième jeu (qui n'a pas attiré grand monde, apparemment) va arriver sous peu. Un peu de patience.

# Posté le samedi 03 mai 2008 11:26

La représentation

La représentation
Fini mes états d'âmes. Revenons au sujet principal de cet endroit. Après tout, en pleine période de partiel, quoi de plus approprié que de parler de Philosophie ?

Je devais faire cet article depuis longtemps, mais quelques contre-temps, commençant par "révi", et finissant par "sions", m'en ont empêché.
Donc.
Je discutais avec une amie sur MSN, quand elle me posa une question très intéressante:
"Tu dirais quoi, toi, si je te demandais pourquoi l'homme est limité dans la création de certaine chose, comme par exemples les textures ?"
Par textures, elle entendait certaines matières: "rêche, soyeux, etc..." (Je précise, parce que j'avais pas compris non plus ^^)

Donc, voilà, cela m'a amené à parler philosophie, et comme elle a tout compris, pourquoi ne pas vous en faire profiter ?

Alors, pourquoi l'homme est limité dans les créations de certaines choses ?

Et bien, pour reprendre exactement sa question, je dirais que ces matières, sont toutes originaires de la Nature (La Nature, vous le noterez, avec un grand N, et non la nature comme le commun des mortels l'entend, c'est-à-dire, les feuilles, les arbres, etc...), et que, par conséquent, l'homme ne peut se cantonner qu'à une reproduction, une imitation, partielle de cette Nature originale. L'original est illimité, tandis que l'imitation, elle, aura toujours une limite, que ce soit au niveau des compétences, des moyens, ou tout simplement de l'imagination.

Faisons un parallèle avec le peintre, pour illustrer:
Celui qui, par exemple, peint une nature morte. Une coupe de fruit, dirons-nous. Et bien, le peintre ne pourra jamais retranscrire dans sa toile la Vie réelle émanant de la véritable coupe, de la réalité. De l'original !
D'ailleurs, le nom même confirme ce raisonnement: Une nature "morte".
Ces fruits ne sont qu'une image de la réalité, et même une image fausse, car le dessin ne pourra jamais reproduire le mouvement exactement (Les peintres Baroque reproduisaient le mouvement, mais n'en donnaient qu'une impression, c'est ce que je veux dire.). Un simple coup de vent ferait bouger les tiges des cerises en réalité, alors que sur la toile, ce n'est pas possible. Car le peintre ne peut donc reproduire à l'identique ces créations de la Nature que sont les fruits.
La question des matières est la même, l'homme ne peut créer qu'une imitation de ce que la Nature a fait, car l'artifice ne serait jamais aussi vrai et réel que l'original. Il ne ressemblera à la réalité qu'en surface.

Voilà, c'est tout pour l'instant. Nous avons ensuite continué la discussion à propos des couleurs, mais ce sera pour un autre article, il me faut garder de la matière (Et vive les jeux de mots xD)
Je vous adore tous ^^

# Posté le mardi 06 mai 2008 15:01

Descente aux enfers

Descente aux enfers
[HRP: Cet écrit raconte le désespoir d'un personnage, Trucid (Oui, tous mes persos s'appellent Trucid, c'est compliqué à expliquer.). Il n'y aura pas de suite, j'ai juste ressenti l'envie de coucher mon désespoir sur papier, et ça donne ça... Voilà, voilà...]

Descente aux enfers.



La plainte d'un homme anéanti... Vibrant d'une détresse qui ne pouvait disparaître. Pas comme ça... Juste une larme, juste un pleur. Agenouillé en compagnie de son désespoir, il tremblait, en proie à la souffrance la plus terrible qu'il n'ai jamais vécu. Sa raison s'envola en même temps que ses espoirs. La corde qui le retenait hors du gouffre venait de rompre, le précipitant dans les abysses de la désolation.
Son coeur se serra. Il baissa la tête, et la pluie se mit à tomber, saluant son affliction.
Le poing fermé frappa le sol boueux, il voulait mourir.
Mais cela lui était impossible. Tout... Tout lui était refusé... Même le soulagement, il n'y avait pas droit. Plus maintenant.
Il finirait par succomber, succomber à cette vie de misère, succomber, simplement, pour pouvoir être enfin libre.
Il ne voulait pas... Mais son esprit virevolta dans ses souvenirs, se rappelant soudainement de la scène qui lui fut fatale. Elle partait. Et une onde incontrôlable dévasta sa conscience.
Alors qu'un éclair frappait le sol, ses sanglots reprirent de plus bel. Il se frottait les bras, geste mécanique destiné à le rassurer. Une présence. Quelqu'un pour le réconforter. Il aurait temps voulu avoir cette chance, en cet instant. Mais les rêves ne deviennent jamais réalité. Seul dans le noir, il luttait contre une vague qui l'emporterait corps et âme. Seul dans le noir, il n'était qu'une étoile éteinte, luttant désespérément pour ne pas disparaître totalement.
La carapace qu'il avait mis tant d'années à bâtir venait d'être balayée en un instant, répandant les morceaux de son être ravagé, les éparpillant aux quatre vents. Il lui faudrait du temps pour les retrouver... Et il savait que les élans de son coeur ne disparaîtrait jamais. Il ne retrouverait plus la douceur de celle qu'il avait perdu, il le savait à présent.
Noyé dans un torrent de larmes, un cri de souffrance monta du plus profond de lui, se perdant dans les airs tumultueux de la tempête. Il se recroquevilla au sol, maculant ses vêtements de boue dégoulinante. Il semblait ne plus contrôler les mouvements de ses bras, qui stimulait sa peau, cherchant une chaleur qu'il ne pouvait se donner. Une chaleur que seul un être aimé pouvait lui offrir.
Mais il n'y en avait plus.
Il ne pouvait s'aider. Il ne pouvait que souffrir.
Il accepta cette situation, inconsciemment. Son corps se détendit imperceptiblement, mais il put tenter de se redresser. Ses bras serrant toujours ses fragiles épaules, il posa son pied à plat sur le sol, poussant sur ses jambes meurtries pour se remettre debout.
Et cette scène s'imposa de nouveau à son esprit, monopolisant sa réflexion. Il la vit, une nouvelle fois, s'éloigner, tandis qu'il tendait doucement la main, lui criant qu'il l'aimait. Les larmes coulèrent, et rien n'y fit.
Il revint à la réalité, et un long gémissement plaintif, presque suppliant, lui échappa. Ses doigts agrippèrent fortement sa peau, allant presque jusqu'à la griffer profondément, tandis qu'il ferma les yeux, essayant de stopper le flot d'hémoglobine qui en sortait. Le sang avait remplacé l'eau. Ses larmes étaient taries, et c'était maintenant un chagrin écarlate qui vibrait en lui.
Il se mit à marcher, posant un pied, puis l'autre. Sans vraiment savoir où il allait. Il voulait oublier, mais c'était impossible. Il ne pouvait plus penser clairement, après tout.
Son pied s'enfonça dans la terre, plus profondément. Il accrocha la racine solide d'un arbre proche. Stoppé net dans sa marche, son deuxième pied glissa vers l'arrière, suivi par le premier. Les bras toujours serrés, il n'eut aucun moyen de se rattraper.
Il trébucha en avant, et sa tête s'enfonça dans la boue, avant que son corps ne suive entièrement.
Un léger craquement se fit entendre. Son épaule gauche venait de se déboîter, dans la chute, frappant contre une roche cachée. Il tourna la tête, la douleur inscrite à sa surface. Il descella ses lèvres pour crier, mais la boue pénétra sa bouche, se répandant tel un breuvage malsain dans sa cavité buccale. Il toussa, damné qu'il était. Il manqua de vomir, et un goût de bile se mêla à l'affreuse saveur terrestre qui jouait avec sa langue. Il resta immobile quelques secondes, avant de remuer. Il posa ses paumes au sol, et poussa pour se mettre à genoux. Ses yeux rougis se levèrent vers le ciel, ses pleurs se mêlaient à la terre meuble qui dégoulinait le long de ses joues. Il leva un poing sale vers les étoiles, et il hurla.

“- C'est ça ! Tu as ce que tu veux, maintenant ? Moque-toi de moi ! Dieu de misère !

Un éclair répondit à cette injonction, frappant à quelques mètres de lui. Et il lui fut impossible de se retenir.
Il pencha la tête en avant, et il sentit avec dégoût un liquide qu'il ne pouvait que trop bien identifier, monta dans sa gorge.
Il ouvrit la bouche, et, dans un gargouillis, vomit un fluide verdâtre en quantité impressionnante. Ses habits furent souillés, tandis que l'horrible liquide continuait de jaillir du jeune homme. Les relents d'une nourriture qui depuis longtemps macérait en lui commencèrent à flotter dans l'air. À l'aide de son avant-bras, il essuya la commissure de ses lèvres, et entreprit une nouvelle fois de se lever. Il eut plus de succès cette deuxième fois.
Mais il n'arrivait pas à passer outre la douleur de son membre déboîté. Il la regarda, ses yeux toujours voilés par la tristesse écarlate qui s'y trouvait encore. Elle formait un angle étrange.
À sa droite, un arbre. Il s'en approcha, et mordit sa lèvre inférieure, le plus fort qu'il put.
Il prit son élan en tournant son corps. Et se balança l'épaule contre le tronc, de toute sa force. Un cri retentit dans les bois, mais il ne s'y était pas pris correctement, le désespoir annihilant sa capacité à réfléchir efficacement.
Et il recommença, inlassablement, tapant de plus en plus fort. Ses dents pénétrèrent sa lèvre, ajoutant le sang à la bile, mais il reflua le dégoût. Il fallait que cette épaule...

“- ... Se remette en place...

Et un craquement retentit. Et la douleur s'estompa légèrement. C'était fait. Il se retourna, et se laissa tomber, assis, dos à l'arbre. Une grimace apparut sur sa face, alors que son imaginaire lui jouait encore de vicieux tours.
Il plia ses jambes, et passa ses bras autour d'elles, serrant le plus fort qu'il put. Personne n'était là pour l'aider dans cette épreuve.
Assis seul, au milieu des bois, couverts de résidus d'aliments, de boue, de sang, et de larmes.
Assis seul, avec son désespoir comme seul compagnon.
Assis seul,
Trucid était fini.

# Posté le samedi 10 mai 2008 06:28

Modifié le mardi 20 mai 2008 11:17

Résultats du jeu

Résultats du jeu
Alors... Ma soeur a gagné ! Bon, d'accord, il n'y a qu'elle qui a participé activement, mais peut-être avais-je mis la barre un peu haute... (Elle pourra d'ailleurs remercier son moteur de recherche préféré ^^)
Après tout, vous n'êtes que des néophytes, HAHAHA... Pardon.
Donc, Fanny, ma soeurette adorée, tu n'auras pour récompense qu'un gros bisou, car, comme on dit: "Sans compétition, point de victoire" !

Maintenant, les résultats:

1°) Faux ==> La vraie citation est "Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas.".
2°) Vrai
3°) Vrai
4°) Faux ==> Dans la deuxième phrase, "pensée" n'est pas le bon mot, il s'agit de "parole".
5°) Faux ==> Petit piège, la citation est juste, mais le philosophe n'est pas le bon. Il s'agit de Aristote, et non de Platon.
6°) Vrai
7°) Faux ==> Encore une erreur dans l'auteur, c'est Gandhi et non M.Luther-King.
8°) Faux ==> Ce n'est pas "dans ta conscience", mais "dans ton âme".
9°) Vrai
10°) Vrai
11°) Faux ==> "Héros" doit être remplacé par "Conquérants".
12°) Faux ==> la citation est retournée: La vraie est celle-ci: "Le réel n'est jamais "ce qu'on aurait dû croire", mais il est toujours ce qu'on pourrait penser".
13°) Faux ==> Évidemment, le premier "malheur" est à remplacer par "bonheur".
14°) Vrai
15°) Faux ==> La citation n'est pas terminée: "Le bonheur est l'état de la jouissance d'exister (en soi)."
16°) Vrai
17°) Vrai
18°) Vrai
19°) Vrai
20°) Faux ==> Oui, on pourrait croire que c'est vrai, mais non ^^

Voilà, voilà. Le prochain jeu sera moins difficile, mais c'est dur de trouver un divertissement de ce genre où vous pouvez répondre par commentaires...
Quelqu'un aurait des idées ?

# Posté le lundi 19 mai 2008 06:23